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Former l’ensemble des professionnels à la prévention, au dépistage et à la prise en charge de la dénutrition

proposition 13/14

CONSTAT :

Durant les cursus de médecine, pharmacie, chirurgie dentaire et maïeutique, la dénutrition, malgré sa fréquence et sa gravité, ne bénéficie pas d’un enseignement suffisant. Un sondage effectué sur un échantillon représentatif de médecins généralistes par le collectif de lutte contre la dénutrition, en 2017, confirme que ces derniers se sentent insuffisamment compétents dans ce domaine.

En France, la formation de diététicien s’effectue en 2 ans seulement (contrairement aux autres pays européens où la formation est au minimum de 3 ans). Cette formation est généralement centrée sur la science de l’aliment, et très peu sur le soin.

La sensibilisation ou la formation des aides à domicile à la dénutrition des personnes âgées (prévention et dépistage, notamment en les incitant à peser) est insuffisante. Si le diplôme d’état d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) prévoit bien un module alimentation, moins de 20% des aides à domicile sont détentrices du DEAVS.

PRÉCONISATION :

Augmenter significativement l’enseignement de la nutrition clinique dans tous les cursus de santé.

Avoir pour objectif que tous les futurs médecins généralistes puissent être compétents dans la prescription des soins nutritionnels de premier recours chez un patient dénutri.

Créer un nouveau cursus de diététicien, effectué en 3 ans, différent des cursus existants, ayant pour objectif le soin nutritionnel, délivrant un diplôme de « diététicien clinique ». Organiser l’obtention de ce diplôme par la VAE pour les anciens diététiciens le souhaitant.

Augmenter le nombre de « diététiciens clinique » en ville et en établissement.
Augmenter le niveau de formation des auxiliaires de vie sur l’alimentation des personnes dépendantes