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Prise en charge de la dénutrition en ville

proposition 11/14

CONSTAT :

La correction d’une dénutrition nécessite un temps long, bien supérieur à celui d’une hospitalisation, imposant une organisation de ce soin en dehors des établissements. Les prestataires de soins à domiciles sont impliqués dans l’activité de nutrition artificielle à domicile. Les diététiciens libéraux sont peu nombreux (4500 environ, incluant ceux qui exercent à temps partiel), bien formés à l’obésité mais peu ou pas formés à la dénutrition et leur consultation n’est pas remboursée par la sécurité sociale.

La prise en charge nutritionnelle repose le plus souvent sur la nutrition orale. Si les conseils diététiques, l’enrichissement des repas et les collations ne suffisent pas, les compléments nutritionnels oraux hyperénergétiques hyperprotéiques (CNO HCHP) doivent être prescrits. Les CNO Les CNO augmentent les ingesta totaux (peu d’effet sur les ingesta spontanés), l’appétit et le poids des malades, diminue le risque d’hospitalisation, de complications à l’hôpital et de réadmissions non programmées, sans augmenter les coûts de santé totaux (coûts des CNO compris).

L’activité physique adaptée (APA) vient d’être reconnue comme un soin pouvant être prescrit, sans pour autant être remboursé par la sécurité sociale. L’activité physique est indispensable à une bonne alimentation pour stimuler l’appétit et restaurer la masse musculaire.

PRÉCONISATION :

Outre l’organisation des soins intra-hospitaliers, les UTNC devront élargir leur mission aux soins post-hospitalisation en collabo- ration étroite avec les acteurs qualifiés (médecins traitants, prestataires de soin à domicile, médecins nutritionnistes, diététiciens, professionnels de l’APA).

Les soins diététiques et d’APA devront faire l’objet d’une prise en charge par la sécurité sociale. Ce remboursement fera suite à une prescription médicale, sur des critères reconnus de dénutrition. Concernant les diététiciens, ce remboursement sera assujetti à l’obtention d’une qualification authentifiant leur compétence dans le domaine de la nutrition clinique.

Maintenir le niveau de prise en charge des CNO par l’assurance maladie et autoriser les diététiciens à prescrire des CNO avec les mêmes conditions de remboursement que lorsqu’ils sont prescrits pas des médecins.